BABYLONE

Quand l’humain s’impose en divinité,
émerge la folie des modernités.

Ici, les forêts sont béton, les rivières humaines.
Le vent s’est tu, et seules les foules
s’engouffrent dans les dédales du gigantisme moderne.

Les marchands règnent sur les pensées,
les prophètes sont désindexés.
Et l’avenir est un champ pixelisé
où ne poussent plus que des données.

Mais parfois, au milieu du vacarme,
on entend l’écho des larmes.

C’est Babylone, la belle aux mille charmes,
qui pleure sous les néons, sans armes.